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Lettre ouverte de la Commission Jeunes CGSP AMiO Bruxelles sur le télétravail

10.03.2021

Lettre ouverte de la Commission Jeunes CGSP AMiO Bruxelles sur le télétravail

Cela fera bientôt un an que nous sommes massivement en télétravail. Ceci est également le cas pour une grande partie de la fonction publique. Avant la pandémie de Coronavirus déjà, le télétravail connaissait une forte hausse mais à des niveaux différents entre les différents départements et services. Après la pandémie aussi, le télétravail restera omniprésent. La Ministre de la fonction publique actuelle, Petra De Sutter, a déjà annoncé qu’elle voudrait que 2 jours de télétravail par semaine soient la norme.

Il est clair que le télétravail a des avantages et des inconvénients et que cela suscite beaucoup de discussions. Le télétravail allège le fardeau du déplacement et nous offre plus de temps dans la journée pour nous occuper de nos propres besoins. D’un autre côté, il estompe la limite entre le travail et la vie privé et représente un risque d’isolement social et de maux physiques dus au manque d’un lieu de travail ergonomique. Le bien-être psychosocial et physique est une responsabilité collective sur laquelle doivent veiller à la fois les employeurs et les syndicats. Un environnement de travail sain ne peut pas découler de la responsabilité individuelle du travailleur.

Par la présente lettre, nous souhaitons porter la voix des jeunes travailleurs et militants dans le débat. Cette lettre s’adresse tout d’abord à nos secrétaires qui négocient avec la Ministre de la fonction publique les modalités d’un télétravail structurel pour la période post-Corona, mais elle s’adresse également à tous les membres de la CGSP et à nos collègues.

La Commission Jeunes CGSP AMiO Bruxelles soutient le maintien du télétravail mais avec un encadrement correct, prenant en considération les points suivants :

  • L’indemnité de télétravail doit être revue à la hausse. Il est clair que l’indemnité actuelle de 20 € par mois est inadéquate. L’indemnité de télétravail doit couvrir les frais moyens réels et être octroyée sur base mensuelle.
  • Le télétravail doit se faire sur base volontaire. Chaque fonctionnaire doit avoir la possibilité, s’il le souhaite, de travailler à temps plein dans un environnement accueillant. Nous soutenons le maintien des bureaux personnels sur le lieu de travail, dans la mesure du possible.
  • Le télétravail doit être accessible à tous les départements. Au sein de la fonction publique, il existe évidemment des fonctions spécifiques pour lesquelles le télétravail n’est pas possible, mais cela doit être exceptionnel. Tous les services devraient autoriser au minimum un jour de télétravail par semaine. Lorsque la nécessité de tenir des permanences dans un service empêche le recours au télétravail, il doit y avoir des recrutements supplémentaires.
  • L’employeur doit mettre à disposition des travailleurs le matériel ergonomique et informatique équivalent à celui sur le lieu de travail. Ce matériel doit être fourni directement par l’autorité et pas procuré par le travailleur via un budget.
  • Le droit à la déconnexion, ou l’indisponibilité. Les travailleurs doivent pouvoir gérer leur temps de travail de manière flexible, en fonction de leurs besoins, mais les heures pendant lesquelles ils doivent être joignables doivent être limitées aux heures de bureau habituelles. Les chefs et les collègues ne peuvent pas attendre que l’on réponde aux emails à des heures ou à des jours irréguliers et ils doivent être sensibilisé en ce sens.
  • Une culture de travail saine et respectueuse du temps de travail est importante. Les travailleurs qui travaillent de trop doivent être protégés d’eux-mêmes.
  • Il faut assurer un contact social suffisant. Nous ne souhaitons pas augmenter la limite maximale actuelle du télétravail au-delà de 60 % du temps de travail total. Nous devons nous assurer qu’il y ait suffisamment d’espace pendant une journée au bureau pour les contacts sociaux. Après la crise du Coronavirus aussi, nous pourrions continuer à organiser des réunions virtuelles afin d’éviter que nos journées au bureau ne soient surchargées de réunions physiques.
  • L’employeur reste responsable d’assurer le bien-être des travailleurs. Nous devons établir un cadre légal clair pour gérer les accidents de travail qui arrivent pendant le télétravail. Le travailleur doit avoir le droit à une analyse ergonomique chez lui lorsqu’il le souhaite.
  • La mobilité des travailleurs doit être maintenue. Nous soutenons le maintien des abonnements aux transports publics à temps plein. Si cela n’est pas prévu par l’employeur, une alternative facile et efficace doit être prévue afin que cela n’empêche pas les travailleurs à se rendre sur leur lieu de travail.
  • L’avenir des services de restauration doit être prise en compte. Un système de compensation doit être prévu pour les fonctionnaires fédéraux en cas de perte de l’offre d’un repas bon marché. Une réduction éventuelle des services de restauration doit se faire dans le respect des emplois et des circonstances de travail du personnel de cuisine actuel.

Commission Jeunes CGSP AMiO Bruxelles

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